Traitements

L'épilepsie peut varier grandement d'une personne à l'autre et chez une même personne au cours de sa vie. La condition épileptique ne peut donc être généralisée, ce qui fait en sorte que les traitements sont aussi très variables. Le neurologue qui se spécialise dans le traitement de l’épilepsie s’appelle un épileptologue. Votre médecin de famille ou votre neurologue généraliste peut vous recommander aux soins d’un épileptologue lorsque votre condition épileptique ne répond pas bien aux médicaments conventionnels. Les épileptologues sont toutefois peu nombreux. Ils pratiquent surtout dans les grands centres urbains, là où ils sont rattachés à des centres hospitaliers universitaires. Vous trouverez des références d’épileptologues dans notre bottin des ressources.

 

Médicaments

 

Source : http://www.epilepsymatters.com/french/tretreatments.html

 

La plupart des personnes épileptiques sont traitées au moyen de médicaments appelés anticonvulsivants. Actuellement, il n’existe aucun remède pour guérir l'épilepsie. Les crises épileptiques sont normalement traitées avec des « anticonvulsivants » ou des « anti-épileptiques ». Ces médicaments ne guérissent pas l'épilepsie ni la prédisposition à l'épilepsie, mais ils aident habituellement à maîtriser l'activité épileptique, ce qui permet à beaucoup de personnes de mener une vie plus normale. Chez environ 50 p. cent des patients bénéficiant d’un traitement médicamenteux, les crises disparaissent complètement et chez 30 p. cent des patients, la fréquence ou l'intensité des crises est diminuée. Chez 20 p. cent des patients, les crises ne sont pas maîtrisées par le traitement médicamenteux conventionnels. Ces patients peuvent nécessiter de plus fortes doses ou plus d'un médicament. S’ils présentent une résistance aux anticonvulsivants, on parlera alors d’une épilepsie réfractaire et d’autres options thérapeutiques leurs sera présenter, comme nous le ferons plus loin.

 

   

 

Les « nouveaux » anticonvulsivants sont le clobazam (Frisium), le vigabatrin (Sabril), la gabapentine (Neurontin), la lamotrigine (Lamictal), le topiramate (Topamax) et le diazépam en gel par voie rectale (Diastat). Certains nouveaux médicaments ne sont pas encore offerts au Canada, notamment la tiagabine, le zonisamide et le rémacémide.

Pour une information plus complète sur chacun des médicaments suivants voir : http://www.associationquebecoiseepilepsie.com/quest-ce-que-lepilepsie/les-medicaments/

 

 

  

 

 

 

Les effets secondaires des médicaments

 

Les médicaments s'améliorent avec le temps. Grâce aux avancées pharmaceutiques, les effets secondaires des médicaments sont de moins en moins pénibles, tout comme l'effet sédatif est moindre qu'auparavant. Le médecin traitant déterminera le médicament selon le type de crises, le poids de la personne et les résultats des tests sanguins.

Il ne faut jamais arrêter la médication de façon brusque sans l'autorisation de son médecin, car les crises pourraient réapparaître et même de façon plus intense.

De nombreuses personnes nous rapportent avoir observé une moins grande efficacité dans le cas des médicaments génériques par rapport aux médicaments d’origine. N’hésitez pas à vous informer auprès de votre médecin lorsque vous avez des doutes sur un médicament. Chaque personne peut réagir différemment et la personne atteinte est souvent mieux placée que toute autre personne pour observer ce qui se passe en elle.

Pour plus d'information sur les effets secondaires des anticonvulsivants : http://http://www.epilepsy.ca/fr-CA/Diagnostic-traitement/Medicaments.html

Régime cétogène

Il s'agit d'un régime alimentaire sévère utilisé chez certains enfants dont la médication à elle seule ne parvient pas à contrôler suffisamment les crises.

 

Stimulation du nerf vague (implant)

Source : Alliance canadienne de l’épilepsie

 

La stimulation du nerf vague est une stimulation électrique légère d'un nerf appelé « nerf vague » qui se situe dans le cou et transmet l'information au cerveau. Un générateur ressemblant à un stimulateur cardiaque est implanté dans la paroi thoracique du patient et envoie des impulsions électriques à ce nerf à intervalles réguliers, et ce, 24 heures sur 24.

 

Pour une explication plus complète et une illustration de la stimulation du nerf vague, consultez le site de l’Alliance canadienne de l’épilepsie : http://www.epilepsymatters.com/french/trevagus.html

 

Chirurgie

Source : http://www.epilepsymatters.com/french/tretreatments.html

La chirurgie peut être une option, dans certains cas seulement, lorsque les crises ne peuvent être contrôlées par d'autres moyens. La chirurgie pour l’épilepsie consiste à sectionner la région du cerveau où les décharges épileptiques sont produites par les neurones (origine focale), lorsqu'il est possible de déterminer la zone où les crises débutent. Cette ablation est faite seulement lorsqu’il est sécuritaire de le faire. Chez les patients qui ne présentent pas d'origine focale  précise, il peut être utile de déconnecter ou d'isoler chirurgicalement la région anormale afin que les crises ne se propagent plus aux parties normales du cerveau. Comme pour toute intervention chirurgicale, la chirurgie du cerveau comporte des risques. Néanmoins, chez les patients dont le foyer d'origine a été localisé, le taux de succès de la chirurgie s'élève à 80 p. cent.

La chirurgie de l’insula pour l’épilepsie 

Cette chirurgie est une technique de pointe qui permet de retirer l’insula, une zone très profonde et très délicate du cerveau. Pour plus d’information à cet sujet, nous recommandons l’excellent reportage de l’émission Une pilule, une petite granule, ainsi que le témoignage de notre bénévole, Marie-Christine Goulet, qui a été la 15e au Canada à bénéficier de cette chirurgie.

 

(Témoignage à venir)

http://pilule.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=829

 

 

Laboratoire et diagnostic
 

Avant d’établir un diagnostic d'épilepsie ou de prescrire un traitement médicamenteux pour l’épilepsie, la personne doit passer des tests en laboratoire. Ces mêmes tests servent aussi au suivi médical et à l’ajustement du traitement.

 

EEG (électroencéphalogramme)
 

Cet examen permet d'enregistrer, à partir de petits électrodes collés sur le cuir chevelu, les signaux électriques dans le cerveau et ainsi de détecter des anomalies.

 

Tomodensitométrie et IRM (MRI scan)
 

Tests qui permettent d'obtenir des images en trois dimensions de l'intérieur du cerveau et ainsi de déceler certaines anomalies qui pourraient causer des crises d'épilepsie.

 

Analyses sanguines
 

Les analyses sanguines permettent de voir la quantité de médicament qui circule dans le sang en plus d'autres éléments, comme l'état des organes qui interagissent dans le métabolisme des médicaments. Cela peut parfois être long avant de trouver le ou les médicaments ainsi que le dosage qui convient le mieux.

 

Autogestion

Information à venir.